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L'amour en miette

L’océan de mes peines

Se brise sur des récifs

De refus et de silence,

Rend son clair de lune veuf d’étoiles.

Son écume sucre mes lèvres

N’absout ses baisers feints.

Leurs vertiges

M’offraient la floraison de rêves secrets.

Mon corps se plisse sous ce pénible fardeau.

La pluie de mon regard

Noie mon âme loyale,

N’apaise mon être avide de son étreinte.

J’implore sans espérance,

Les saisons de peine pour qu’elles s’effacent

La colère lumineuse pour dorer mon esprit

L’oubli radieux pour soulager mes démons.

Cette nuit mes ailes de désespoir

Se posent sur le lit d’un autre.

Elles étouffent les braises de leurs baisers,

Libèrent des lendemains désenchantés.

Ma chair se froisse

Sous le poids de ce bouclier sans providence,

Calcine mes pensées

Ancrées dans sa victoire.

Viendra un soir,

Où je la gracierais

Elle fera de mon corps

Une caresse d’ivresse.

REFRAIN

Mes mains se tendent vers

Cette colère de haine

Pour celle qui porte mon amour.

Mes mains se fâchent

De cueillir ses mensonges,

Se cabrent devant ces flammes de calvaire

Qui ne sont que tourments.

Écrit par Annette Canard, le 12 mai 2015

Chanson dédiée à mon ami Philippe Chauveau-Beaubaton qui a perdu sa muse.

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Des fourmis sur mes lèvres se querellent mon mélo.

Mes espoirs assassinent le fleurissement de la face du monde,

Mes rêves cisèlent les consciences

Y gravent en éternelles couleurs,

L’inexorable mécanisme de la folie humaine.

J’unis la splendeur d’une Afrique immortelle

A la stupidité d’une croyance invasive

L’errance intime

Se dilue dans une sauvagerie collective.

Des guerriers tourmentés,

Au cœur sanguinaire,

Sèment la mort,

Dans des vies paisibles et clémentes.

Leur manque d’âme

Fait de leur croyance frelatée une persécution.

Sur ce sol pacifique,

Leur intrusion rampante,

Féconde une soumission vitale.

La solidarité du reste du monde

Face à tant d’atrocités,

Est assassinée

Par le flot de sang d’ailleurs.

Ces échos de chaos

Se heurtent,

Se confondent

Et

S’égarent.

Confusion et oubli

Se noient

Dans la marée incessante de massacres.

L’impuissance s’épanouit,

Laisse le goût d’une Europe assiégée.

Cette violence platonique

Banalise le mal

Vaccine,

Et

Immunise les cœurs.

Un regard trop réclamé se clos,

Un visage trop embrumé se tari

Mon encre prétend

Rendre les larmes aux citoyens du monde.

Ma plume les prend par la main

Pour les emmener vers

Ces destins

Brisés par des croyances souillées qui menacent le monde.

Annette Canard, le 30 avril 2015

Mon regard butine le monde et ses turpitudes.

Il se gave dans la maigreur et s’enivre d’inquiétude.

La bourse des humbles s’allège

Sous l’emprise de la sobriété qui les piège.

La fêlure se cimente

Dans le repli qui l’agrémente.

REFRAIN

Ouvrons nos fenêtres sur le monde

Gonflons nos visions pour qu’elles soient fécondes.

Attisons le vivre ensemble

S’exclure n’est point raisonnable.

Dans cet horizon asphyxiant

Un ballet funèbre aux sons terrifiants

Tend le miroir d’un peuple refoulé, forcé au voyage.

Ces héros sans visage

Diffusent des paillettes puissantes

Sur une mer terrifiante.

REFRAIN

Voiles et sel

Dans les missels

Scellant les mémoires d’ici pour là-bas

Dans l’au-delà.

Méditerranée,

Eau aiguillonnée,

Par l’appât du gain

Qui se goinfre d’odieux navires assassins.

Malheur à toi,

Intrépide migrant aux abois.

Une indifférence assourdissante

Drape les grèves de dépouilles bouleversantes.

L’absurdité d’ériger une muraille d’interdits,

Répudiant l’alliance d’autres savoirs pleins d’esprits,

Font naître en moi des frissons pénitentiaires.

Quel sinistre cimetière.

Carcasses de misère enlacées,

Coques de fortune ensablées

Clament leur tragédie.

L’écho du soleil sur cet empire d’agonie

Ressuscite pour un bref instant cette folie.

Depuis Ulysse,

Les mythes ne sont faits que de voyages plein d’artifices.

Dresser des frontières aux marrées humaines

C’est comme se rendre au ciel munis de chaînes

Y accrocher un écriteau

Halte aux oiseaux.

Annette Canard, le 30 avril 2015

Toile d'Isabelle Demay

Toile d’Isabelle Demay

Sensible aux bruits de ce siècle,

Je reflète le silence de son éternité.

Ses jours sanglants,

Ses massacres commis par des admirateurs d’un certain Dieu,

Me laissent invaincue.

Mon cœur,

Apôtre de la bienveillance n’a nul repos,

Sa boussole veille.

L’émotion qui y germe,

Sous des toiles poignantes,

Chassent la contagion,

Bannit l’empoisonnement

De ces courtisans.

J’en défends l’âme humaine,

Celle qui limoge le sommeil de la conscience.

Former l’unité dans les drames,

Convie le soulagement,

Hèle l’apaisement.

Là,

S’épanouit notre appartenance.

Notre Nature

Se reconnecte sous ces pas solidaires.

Le terreau de la cruauté

S’enrichit du petit être sans alliance.

Si la souffrance le souille,

Il rêvera de faire gémir.

Aucun génocide,

Aucune crucifixion d’enfants,

Aucune profanation de chairs,

N’est justifiable,

N’est négociable,

N’est pardonnable.

La vie est sacrée

Et nul ne peut « toucher » à la vie des autres.

Le monde enfante

Des êtres en souffrance,

Des êtres sans esprit.

Le rôle de chacun est de nourrir ces âmes en perdition.

Annette Canard, le 29 avril 2015

Toile d’Isabelle Demay

Annette

Entre Froidchapelle et Cerfontaine

L’eau braie comme un’fontaine

J’y gaze avec m’dégaine

Pour noyer m’migraine

Y ronfler com’un’baleine

Dans m’dos l’noirceur

Cerfontaine dans l’lueur

Ce coin-là c’est m’porte-bonheur

M’douleur s’y fait douceur

Ça m’rend gai com’ l’pinson dans les premières chaleurs

Entre l’vert et l’bleu

Je n’sais où poser mes yeux

J’attrape l’vélo de mes aïeux

J’boute l’feu aux pneus

En doublant un vrai péteux

Entre l’Dame des lacs,

L’Super des fagnes dans m’bivouac

L’Chimay bleue dans m’estomac

Quai mic mac

Avec l’ressac

Dans l’cime des arbres j’fais m’tour

M’jambe en abat-jour

Un maudit vautour

S’perche su’ m’casquette en velours

Pince m’oreille pour m’faire des mamours

J’m prends pour Indiana Jones

Je nage, plonge, skie, galope com’ un’amazone

Collé à l’selle com’ l’silicone

L’bonheur ça s’prône

Sans aumône

Pour faire l’chic coq musclé

J’m’mets au windsurf pour appâter un’beauté

Au mitan tout trempé

L’crocodile à mes trousses m’culbute sans pitié

J’bois un’tonne de flotte sans roter

Un’belle sirène com’sentinelle

M’agrippe aux aisselles

M’chair ruisselle

J’rêve au paradis m’gazelle

Demain planterais co su’ l’sable m’ombrelle

REFRAIN

On ira tous tous tous

Aux barrages de l’Eau d’heure

Tous tous tous

Explorer ses splendeurs

Tous tous tous

S’enivrer d’eaux d’bonheur.

 

Annette Canard, le 21 avril 2015

Quelle horreur !

LA LIBRE GAZETTE

Andreas Lubitz, le géno-suicidaire Andreas Lubitz, le géno-suicidaire

Ah le con ! Au lieu de se suicider tout seul il vient d’emmener, dans son délire psychotique, des innocents qui ne demandaient qu’à vivre !

On a beau nous dire tout ce qu’on veut, cette ordure n’a aucune circonstance atténuante, d’autant qu’il savait ce qu’il faisait et avait toute sa tête, au moment de son choix morbide, car il a bien su verrouiller la cabine, garder le cap et déprogrammer manuellement l’ordinateur de bord pour entamer la mortelle descente de l’avion vers le point d’impact.

Il savait très bien qu’il était, à ce moment précis, aux commandes d’un appareil transportant des touristes entre l’Espagne et l’Allemagne. Tout a été froidement calculé et sa désinhibition lui a permis d’effectuer ce génocide, ce crime contre l’humanité dont il est le seul auteur machiavélique ne cessant de mentir sans cesse tant à son employeur, qu’aux médecins et à son entourage…

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Marcel GILLOT est un véritable artiste, tant dans l’art culinaire que derrière son objectif. J’ai eu la chance de le rencontrer.

LA LIBRE GAZETTE

Crédit photo GM Photography - Gillot Marcel Crédit photo GM Photography – Gillot Marcel

En 1991, la toute première fois que notre journal a rencontré Marcel Gillot, il était le Chef des Cuisines du Home l’Albatros qui accueille des adultes, hommes et femmes, handicapés mentaux en Belgique.

Depuis, Marcel a parcouru un sacré bout de chemin et il nous raconte son parcours atypique qui l’a conduit de l’Art Culinaire jusqu’à l’Art Photographique.

PCB : Bonjour Marcel, peux-tu raconter à nos lecteurs le cursus artistique d’un épicurien passionné par les belles et bonnes choses ?

GM : Cuisinier en restauration classique française de formation, je me suis orienté par la suite pendant plus de 14 ans dans la restauration de collectivité. Par la suite, je suis retourné à l’enseignement depuis 1998. Ado, j’ai fait de la photo noir et blanc, développement et tirage. Les années passent et en 2000, j’ai acquis mon premier réflex avec pour objectif à l’époque de faire…

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